15.05.2012
La nuit tombe...
"La nuit tombe sur Vichy...".
C'est la fin du documentaire de début de soirée sur Arte, un documentaire consacré à Vichy, ville d'eau.
Ca m'a donné envie d'y aller. Ca ferait sûrement le plus grand bien à mon pauvre dos fourbu crispé coincé, et à mes mains toujours engourdies le matin. En plus, c'est beau, ces bâtiements 19ème, ces grands parcs...
Plus mon dos continue de me faire mal, tantôt ici, tantôt là, un truc qui se coince, la nuque qui se durcit, avec la position allongée qui finit même par ne pas être des plus confortables..., plus je pense au balai brosse des V.
Je hais les balais brosse.
Je hais les balais brosse.
Je hais les balais brosse.
Les V. vont probablement recevoir très prochainement un courrier de mon employeur au sujet du matériel qu'ils se doivent de fournir aux employées de l'admr.
La personne en charge de la rédaction de ce courrier était en vacances la semaine dernière, et apparemment, avant cela elle n'avait pas trouvé le temps de s'y mettre, ou bien on avait oublié de lui transmettre mes remarques, ou je ne sais quoi (les secrétaires du bureau sont débordées, faudrait embaucher quelqu'un pour les aider mais, devinez... Y a pas de sous!).
Donc, voilà trois semaines que j'attends que ce foutu courrier soit envoyé. Trois semaines que je ronchonne intérieurement et que je me demande comment ces gens vont y réagir et s'ils ne réagissent pas, combien de temps encore va-t-il falloir attendre avant qu'un bénévole daigne entrer en contact avec eux pour leur remettre les points sur les i de vive voix.
- - - -
Parfois, je m'entends dire des choses et, la seconde qui suit ou après réflexion, je m'intéroge: "Mais pourquoi diable ai-je dis cela?". Surtout les choses gentilles comme "J'aimerais bien la revoir", au sujet d'une personne perdue de vue depuis plus de vingt ans, que j'aimais bien à l'époque mais... Bon, qui ne me manque pas franchement non plus, surtout à l'heure ou je n'ai plus guère envie de voir qui que ce soit. Ou bien "Je resterai peut-être le weekend entier", à ma mère, au sujet du weekend prochain alors que je rêve de pouvoir passer des heures allongées à ne plus rien faire: au moins, si je ne bouge pas, en toute bonne logique, l'état de mon dos devrait être préservé d'une quelconque aggravation.
J'aurais dû prendre rdv avec un autre ostéo, c'est crétin. Encore deux semaines à attendre.
Je crois que je suis trop gentille. Je suis victime d'une sorte de complexe de gentillesse, ou bien de politesse incrustée.
Ou bien je recommence à m'enfoncer dans la dépression: je ne sais plus trop qui je suis ni ce que je veux, je m'absente de moi-même et je me mets à fonctionner en mode automatique "bonne éducation".
- - - -
Pas bu de café hier, pas bu de café aujourd'hui. J'ai même été jusqu'à planquer le sucre dans un placard pour m'essayer à me passer non seulement de café et de thé mais aussi de sucre, et de chocolat, tant qu'on y est.
J'ai eu mal à la tête tout hier après-midi, et encore ce matin, j'ai pris une aspirine aujourd'hui vers 11h et depuis c'est passé...
J'ai horreur de l'idée d'être peut-être accro à quoi que ce soit. Sur le site de claude traks, j'ai survolé la partie consacrée à l'alimentation et voilà.
Quand on en vient à se payer un long mal de crâne à cause d'un manque de café, c'est qu'on est tombé bien bas.
En tout cas, au moins, je n'ai fait de chute de glycémie ni hier ni aujourd'hui, c'est toujours ça.
- - - -
Je me suis rachetée des pommes et des oranges bio, dé-li-cieuses.
- - - -
"Quand vous venez d'ailleurs, vous devez d'abord prouver ce que vous valez".
Ca, c'était dans le documentaire d'hier, sur Arte, documentaire consacré à une station thermale autrichienne: Bad Ischl. La patronne d'une pâtisserie était interviewée. Elle était arrivée là dans sa jeunesse, d'Allemagne peut-être, ou de je ne sais plus où, et à la mort de son mari elle s'était retrouvée seule à la tête de la pâtisserie. Elle racontait qu'au début ça avait été dur, parce qu'elle était étrangère et qu'on se méfiait d'elle. Elle semblait en avoir pris son parti. Ca lui avait servi de motivation, semble-t-il, pour faire ses preuves, pour donner le meilleur d'elle-même.
Face à la méfiance des habitants, elle ne s'était pas mise à chouiner en traitant tout le monde de raciste. Non, elle avait travaillé et ça lui avait réussi.
Depuis mon "coming out" fasciiiiiisteuh sur facebook, j'ai "perdu" 3 contacts: un que je n'arrive pas à identifier, un qui vit sans doute plus facilement son désir d'ouverture loin de la France (aux usa), et un que j'ai supprimé moi-même de mes propres mains parce que continuer à le voir déverser sa hooonnnnteuh de la France et surtout sa honte de ses 18% de fasciiiiisteuuuh, même sur un autre profil que le mien, ça a finit par me taper sur le système.
Ces gens de gauche qui parlent d'ouverture à tout bout de champs, qui viennent te dire carrément "mais ouvre-toi, bon sang!"... Je ne sais pas vous, mais moi je finis par trouver ça franchement obsène, quelque part entre l'accouchement et la scène porno, ou bien un peu comme un accouchement dans un film porno.
En fin d'après-midi, je regardais un autre documentaire sur Arte, avant celui sur Vichy, un documentaire sur l'art Dogon, alors par association d'idée, ça m'a refait penser aux gauchistes. Ca m'a fait me demander s'ils ne souffriraient pas d'une sorte de complexe de Noé, la France étant à leurs yeux une sorte de grande Arche au bord de laquelle les pauvres du monde entier doivent pouvoir être accueillis à tout prix, parce que sinon, ils vont mourir abandonnés dans d'affreuses souffrances.
On pourrait aussi appeler ça le syndrome de Mère Thérésa ou du Saint-Bernard (syndrome dont semblaient déjà souffrir nos ancêtres les méchants colons, d'ailleurs, qui estimaient qu'il relevait de leur devoir de sauver certains peuples de leur misère et de leur ignorance, n'est-ce pas).
Parce que sinon, je ne vois pas comment ils peuvent trouver logique, par exemple, que la construction d'églises en Algérie par les sales colons blancs méchants vilains pas beaux ait été une abomination, et comment la construction de mosquées en France est un miracle de paix, de justice et, bien sûr, n'oublions pas, d'ou-ver-ture.
Je me demande s'ils ne réfléchissent pas deux secondes de temps en temps, histoire de se dire que ce serait quand même mieux si tout le monde sur terre pouvait vivre heureux où il nait, tout simplement.
Et tiens, pour bien leur trouer le cul, aux gauchiste, voilà un truc que j'aime bien, ça vient justement de chez les Dogons:
Issa Bagayogo, Dambalou - Via La Planète Bleue, volume 2.
20:53 Publié dans Politique, Vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dogon, vichy, autriche, pâtisserie, viennoiseries, mal de dos, admr, gentillesse, claude traks, issa bagayogo, la planète bleue, yves blanc
13.05.2012
Traks
Claude Traks est de retour, youpi!
Avec une série de vidéos toute plus "décoiffantes" les unes que les autres!
Youpi!
A une époque, vers l'an 2000-2002, j'avais été voir plusieurs de ses conférences. J'avais acheté ses premiers bouquins, c'était ma pèriode dauphins...
Je crois qu'il n'y aura jamais au grand jamais dans ma vie une période "dread", mais quand même, je suis bien contente de le revoir.
Comment dire... c'est mon petit côté mysticobarré.
21:50 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : claude traks
09.05.2012
Luxe, calme...
Revenue du boulot vers 15h10, le dos plus que fourbu, je me suis décidée à prendre rdv avec l'ostéo. Le rdv sera dans 3 semaines. Voilà ce que c'est d'attendre que ça fasse vraiment mal: va falloir attendre encore un peu plus. Du coup, quelque peu décomplexée, cas de force majeure, je m'offre un bain brûlant, en plein milieu de la semaine, luxe éhonté.
De toute façon, fallait que je me lave les cheveux et je ne me voyais vraiment pas le faire au lavabo, penchée la tête sous le robinet... bah non.
Lu quelque part sur facebook le commentaire d'une nana qui racontait qu'elle élève trois ados avec un peu plus de 900 euros par mois. Je vis donc bel et bien dans un luxe éhonté, moi et mes 750 euros/mois pour moi toute seule. Avec ça, je pourrais donc élever au moins un enfant, toute seule comme une grande. Je ne pourrais sans doute plus me permettre de prendre des bains, d'acheter des huiles essentielles, des livres... Mais je pourrais élever un enfant. C'est toujours bon à savoir, hein.
Je me demande comment concilier mes tentatives pour me forger des opinions politiques avec mes aspirations "religieuses".
C'est qu'il faut vivre dans la "cité", puisque je ne me suis pas encore expatriée dans le désert, il faut s'efforcer d'articuler harmonieusement vie professionnelle, vie privée, vie spirituelle...
Qu'on soit "croyant" ou pas, on peut trouver juste et beau d'être généreux, mais le simple fait d'avoir un "chez soi", vient mettre une limite à cette générosité: on a une serrure, des verrous sur sa porte d'entrée, on ferme sa voiture à clé. Alors, "croyant" ou pas, on cesse d'être généreux, puisqu'on interdit l'accès de son "chez soi" à "l'étranger", on refuse de partager certaines choses, on pose des limites. Lorsqu'on ouvre notre porte à autrui, c'est à un ami, un membre de sa famille, un voisin. On invite, les invités viennent avec une bouteille de vin ou un bouquet, ils nous parlent une langue que nous comprenons et il partent lorsque la fête est finie, sans avoir mis à sac le domicile de leur hôte.
En général, les gens qui prônent l'ouverture, la régularisation des sans papiers, un toit pour tous... Ces gens hébergent rarement ces populations sous leur propre toit. Dans leur esprit, cette générosité qu'ils prônent est une générosité déléguée, dont la charge reste à la société, à l'autre. Ce n'est pas à eux d'ouvrir leur porte, de faire tomber leur porte d'entrée comme ils aimeraient voir tomber les frontières. Non, c'est aux autres qu'il revient de faire ça. A un autre lointain, à l'Etat.
J'aimerais parvenir un jour à une certaine cohérence globale.
Pour commencer, il me semble que tant que j'aurais un "chez moi", une porte d'entrée que je maintiendrai soigneusement fermée à clé, alors j'attendrai de mon pays qu'il soit ordonné de la même façon que mon appartement: qu'il ait des frontières bien gardées, que les gens qui y entrent y respectent les politesses d'usage, que les gens y entrent parce qu'ils y ont été invités, et non parce que ça leur chante.
Que les gens qui souhaitent l'abolition des frontières regardent un peu du côté des indiens d'amazonie, des aborigènes, des indiens d'amérique: ces populations ne pensaient guère en termes de frontières, bien que des tribus y aient eu des territoires... Dans leur esprit, la terre ne leur appartenait pas, ils étaient prêt à être généreux, à partager, ils n'avaient pas de douaniers, et les voilà depuis bien "spoliés" par tous les bouts.
Sur rmc, un homme, président d'un bureau de vote à Marseille (source: fdesouche), a raconté que, parmi les votants, il y avait des gens qui ne savaient même pas lire le français, et d'après ce qu'il racontait, il ne s'agissait pas de français d'origine française simplement analphabètes mais bien évidement de français d'origine étrangère incapable de lire la langue de leur pays d'accueil, ce pays où ils vivent, en toute bonne logique, depuis longtemps, ou du moins pour longtemps.
J'ai du mal à comprendre comment on peut donner une carte d'identité frnçaise à quelqu'un qui ne sait même pas lire le français. Je ne vois aucune logique, aucune cohérence là-dedans.
Moi qui m'efforce de progresser vers d'avantage de cohérence, je vois mon pays qui va dans la direction inverse.
Je me demande si un jour, on n'en viendra pas à exiger de la France qu'elle permette aux enfants issus de l'immagration d'apprendre les mathématiques et dieu sait quoi d'autre dans leur langue d'origine, au prétexte que leur demander d'apprendre quoi que ce soit dans une langue étrangère à la leur est faire preuve d'une discrimination et d'un racisme forcenés...
Et moi, devrais-je en arriver à apprendre le turc, l'arabe, le chinois, le pakistanais, l'albanais, etc... pour faire preuve de ma "générosité"?
Cela me fait penser aux suisses et à leurs 4 langues nationales... La France en viendra-t-elle aussi à se donner plusieurs langues nationales afin de tenter de rester cohérente avec elle-même? Certains suisses ne parlent même pas le français, ils le comprennent à peine et lui préfèrent l'anglais... Bel exemple de cohérence nationale...
Ou encore, dois-je, pour prouver ma tolérance, manger des animaux abattus dans des conditions ignobles?
Moi, je veux manger des animaux abattus aussi dignement que possible. C'est ma volonté, mon droit, et afin d'être sûre que je suis bien cohérente avec ma propre volonté, et bien j'ai arrêté d'acheter de la viande. Voilà où en est réduite ma liberté, dans mon propre pays.
Fatras de réflexions en cours...
19:00 Publié dans Politique, Vie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note